L’Institut de Recherche Technologique (IRT) s’attache à développer, à tester et à valider des technologies et des solutions innovantes en réponse aux enjeux de la filière ferroviaire. Ces solutions sont développées dans les programmes de recherche.

Afin de dégager les objectifs sur lesquels faire porter l’effort R&D,  Railenium a construit sa feuille de route sur une approche d’enjeux collectivement partagés par les acteurs, opérateurs ferroviaires et gestionnaires de réseaux, constructeurs, équipementiers, bureaux d’études, entreprises de travaux… Ils sont au nombre de cinq.

 

les cinq enjeux identifiés de la filière ferroviaire

 

La maîtrise des coûts du transport ferroviaire

Il s’agit d’un enjeu majeur pour le transport ferroviaire. Au niveau européen, le programme Shift2Rail a retenu un objectif global de réduction des coûts de 50% au travers de deux axes :

  • une réduction du coût de global de possession sur une approche Life Cycle Cost des équipements, matériels et infrastructures, commençant par une conception optimisée jusqu’au recyclage et passant par une recherche de réduction des coûts à tous les niveaux de la fabrication, de la mise en exploitation et des opérations de maintenance ;
  • une optimisation du coût de production de la maintenance, dont le poids est considérable dans les systèmes ferroviaires, ce qui s’explique notamment par la durée de vie des équipements et infrastructures ferroviaires. Cette optimisation passe par trois leviers majeurs : la digitalisation des opérations de maintenance ; la maintenance prédictive, prévisionnelle et conditionnelle ; la performance des opérations de maintenance.

 

L’amélioration des performances du réseau

Le train de demain est rapide, cadencé, régulier, confortable, économique et  communiquant. Améliorer ces performances suppose de rendre le réseau disponible pendant les opérations de maintenance, d’anticiper et de gérer efficacement les situations perturbées, de maîtriser la régularité des trains et d’assurer la durabilité des infrastructures.

Les solutions proposées par la recherche portent notamment sur :

  • la planification des activités de maintenance/logistique de travaux ;
  • le développement de nouveaux systèmes de signalisation ;
  • le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication ;
  • l’anticipation des risques éventuels en conditions réelles pour renforcer la sécurité d’exploitation  des voies et ouvrages d’art.

 

La performance des processus d’innovation

Ce volet est depuis l’origine au cœur du projet Railenium, au travers notamment des investissements envisagés et de l’ambition de réduire le « time to market » des développements pris en charge au sein de l’IRT.
Il nécessite un travail avec l’ensemble des parties prenantes de la filière sur les axes suivants :

  • les besoins d’investissement, tant en installations d’essais à l’échelle 1 (de type anneau ferroviaire) que d’équipements (bancs d’essais) pouvant donner des alternatives intéressantes en termes de coûts, de délais, de maîtrise des conditions d’essais et de reproductibilité ;
  • les méthodes de certification, l’identification des points de progrès (notamment la place de la simulation numérique et des essais physiques remplaçant les essais sur réseau exploité ou, à tout le moins, en réduisant leur recours) ;
  • une meilleure utilisation des essais en réseau exploité (conditions d’accès et d’échange de données recueillies sur réseau exploité) et la mise en réseau de l’ensemble des moyens d’essais.

 

La réduction de l’impact environnemental et l’efficacité énergétique

S’inscrire dans une perspective de développement durable implique notamment de réduire de façon importante la consommation d’énergie du réseau ferroviaire, un sujet encore assez récent pour le secteur. Railenium mobilise plusieurs de ses programmes de recherche pour un système de transport plus respectueux de son environnement, incluant la redynamisation du fret ferroviaire :

  • la réduction des consommations d’énergie (performance de la chaîne de traction, aérodynamique des trains, récupération d’énergie, smart grid appliqué au réseau électrique ferroviaire, éco-conduite, diminution de la tare des véhicules, …) ;
  • l’utilisation de matériaux nouveaux, durables et recyclables en fin de vie ;
  • la diffusion des pratiques d’éco-conception prenant en compte la déconstruction ;
  • la réduction de ses émissions polluantes, notamment les émissions de particules et la gestion de la qualité de l’air (dans les trains, les gares, les réseaux souterrains) ;
  • la maîtrise des nuisances acoustiques qu’il génère, et qui peuvent devenir un frein pour le développement du ferroviaire (notamment pour le fret).

 

L’amélioration de l’expérience voyageur

  • l’amélioration de la qualité du temps de transport ferroviaire sur deux plans : confort voyageur (design, propreté, réduction des vibrations et du bruit et qualité de l’air) et  voyageur connecté ;
  • l’accessibilité pour tous les voyageurs et le développement de solutions performantes et à coûts maîtrisés pour les personnes à mobilité réduite ou âgées ;
  • la gestion de la mobilité (développement de solutions intermodales, offre de service pour l’accompagnement voyageur).